Institut des Sciences Historiques - Comprendre le présent avec l'histoire

Ci-dessous, pour comprendre l'histoire au présent :

1- BIographie de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, aîné des Capétiens, Chef de la maison de Bourbon, successeur légitime des rois de France (Henri IV, Louis XIV...)

2- Dernier discours du Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou publié

3- Recueil de citations de Monseigneur le duc d'Anjou

4- Les différentes Maisons d'Anjou au cours de l'histoire et le titre de duc d'Anjou en 2008.

Monseigneur le Prince Louis de Bourbon duc d’Anjou

Le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou est l’aîné des Capétiens et le successeur légitime des rois de France. Il descend en ligne directe d’Henri IV premier roi de la branche des Bourbons. Dix générations le relient directement à Louis XIV. Né le 25 avril 1974, il est le fils du Prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix (décédé en 1989). Le 6 novembre 2004 le Prince a épousé la Princesse Marie-Marguerite.

Le Prince Louis est arrière-petit-fils du roi Alphonse XIII d’Espagne, et cousin de S.M. le roi Juan-Carlos Ier d’Espagne. Chef de nom et d’armes des Bourbons, le Prince Louis porte les armes dites « de France » en héraldique, c’est-à-dire d’azur à trois fleurs de lis d’or. En qualité de chef de la Maison de Bourbon, il est le Grand-Maître des ordres de Saint-Michel (fondé par Louis XI) et du Saint-Esprit (fondé par Henri III).

Le Prince est Bailli Grand croix de l’Ordre de Malte depuis juin 2000, dignité réservée aux chefs d’Etat ou de Maisons souveraines. Il est membre titulaire de la Société des Cincinnati de France (créée en 1783), où il représente le roi Louis XVI.

Le Prince est également citoyen d’honneur de la ville d’Aigues-Mortes, président d’honneur et protecteur de l’Institut de la Maison de Bourbon (organisme culturel reconnu d’utilité publique, fondé en 1973) et de la fédération des Associations Présence du Souvenir Bourbonien, ainsi que membre du comité d’honneur de nombreuses associations ou manifestations.

Le Prince Louis assume son statut de chef de maison royale et le manifeste par de nombreux gestes. Il a, entre autres, depuis 1992, présidé le dépôt des reliques de Saint-Louis à Aigues-Mortes, le bicentenaire de la mort de Louis XVI à Saint-Denis, la commémoration officielle du quatrième centenaire du sacre d’Henri IV à Chartres. En 1996, année du quinze centième anniversaire du baptême de la France, reçu par l’archevêque et le maire de Reims, le Prince se recueille devant la Sainte-Ampoule dont les restes sont pieusement conservés dans la Cathédrale des sacres. Au début de l’année 2000, le Prince a annoncé en tant que Chef de Maison, les résultats positifs de l’analyse ADN du cœur de Louis XVII. Quatre ans plus tard, le 8 juin 2004, il pouvait déposer solennellement la précieuse relique dans la crypte des Bourbons de la Nécropole Royale de Saint-Denis.

Monseigneur le Duc d’Anjou est accueilli, depuis 1992 régulièrement par les maires de nombreuses villes de France (Aigues-Mortes, Marseille, Lyon, Reims, Dinard, Saumur, Amboise, Loches, Angers, Lunéville, Nancy etc.) pour présider des cérémonies commémoratives diverses.

Il a été reçu en 1996 par le Marine nationale à Brest, où il a visité le porte-avions nucléaire Charles-De-Gaulle, et en 1997 à Toulon pour des exercices en mer à bord d’un aviso. En janvier 1998, le Duc d’Anjou a participé à l’inauguration du Stade de France.

Catholique, le Prince Louis de Bourbon, en 1996, a assisté à Reims à la messe célébrée par S.S. le pape Jean-Paul II pour le XVe centenaire du baptême de Clovis. Il a participé aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris en août 1997. Le 25 août 2000 il a présidé plusieurs cérémonies commémoratives de la création de la ville de Saint-Louis au Missouri (USA) par Louis XV et déposé des reliques du saint Roi dans la cathédrale de la ville. Lors du jubilé de l’an 2000, à Rome, le Prince a rendu hommage au Saint-Père en tant qu’aîné des capétiens et petit fils de Saint-Louis. En août 2002 le Prince a participé aux solennités annuelles des Pieux Etablissements de France à Rome et à Notre Dame de Lorette en Italie. En avril 2005 il fut présent avec la Princesse Marie Marguerite, aux funérailles de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II au Vatican parmi les nombreuses délégations officielles.

Le 5 mars 2007, naissance de SAR la Princesse Eugénie, premier enfant du Prince Louis, baptisée à Paris le 2 juin 2007, par S.E. le Nonce Apostolique en France.

les 12 et 13 septembre 2008 Monseigneur le Prince Louis et Madame ont participé aux cérémonies officielles lors de la venue du pape Benoît XVI à Paris

15/06/2007 (d'après l'Institut de la Maison de Bourbon www.royaute.org)

Parmi les derniers discours et interventions

MESSAGE DE MONSEIGNEUR LE DUC D'ANJOU
A L'OCCASION DES CEREMONIES DU 21 JANVIER 2008

Monsieur le duc, Mon cousin
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Chaque 21 janvier, plusieurs milliers de Français, comme vous ici, conviés à l’initiative de l’Institut de la Maison de Bourbon, se réunissent pour commémorer la mort du Roi Louis XVI. Au-delà du geste de piété vis-à-vis du Roi Martyr dont votre présence témoigne, il y a la marque d’un très fort amour pour notre pays, la France.

En effet, honorer la mémoire du Roi, c’est rappeler une expression de la culture française dont le Roi était à la fois le garant et l’initiateur. Sa mort, en ce sens a été une rupture dans la chaîne de la souveraineté française à laquelle nous sommes tous très attachés quelle que soit notre place ou notre rang dans la société / mais, au-delà, elle doit être regardée désormais, en ce XXIème siècle, avec les yeux de l’espoir et de l’avenir.

Le Roi est mort vive le Roi. Tel était l’adage de l’ancienne monarchie. En lui-même, il symbolisait le formidable dynamisme que l’ancien régime portait en lui. Le siècle de Louis XVI a été celui qui a apporté à la France de très nombreuses découvertes en sciences, en médecine et des ouvertures sur les nouveaux continents.

Ce sont ces mêmes progrès que nous devons, nous aussi, rechercher. Que serait une dynastie et son représentant s’il n’était pas porteur d’espoir et d’avenir que représente maintenant la « génération Eugénie » ?

Je n’entends pas m’adresser aux nostalgiques mais aux porteurs d’espoir ; à ceux qui n’ont pas peur des lendemains selon la belle formule du feu Saint-Père.

Je le fais avec d’autant plus de conviction que cet espoir n’est pas une utopie. Il est prouvé en permanence par les dix siècles d’histoire que ma famille a écrit avec les Français. Espoir insufflé par Hugues Capet et les premiers capétiens lorsqu’ils ont restauré le royaume au 10ème siècle, Espoir de la souveraineté retrouvée avec Jeanne d’Arc et Charles VII lorsque certains avaient failli faire disparaître la France avec le traité de Troyes qui sacrifiait notre indépendance en même temps qu’il niait la légitimité de la succession statutaire. Espoir encore, incarné avec le bon Roi Henri IV lorsqu’il a reconstruit le royaume après trente ans de guerres. Chaque fois ce fut l’union de la dynastie avec les Français qui a permis de reprendre le chemin des lendemains meilleurs. Quelle belle leçon !

Cet espoir, en tant qu’héritier légitime des Rois de France, je souhaite l’incarner. Ainsi, en cette période de vœux, j’adresse, les miens et ceux de la Princesse Marie-Marguerite, mon épouse, les plus fervents, à tous ceux qui bâtissent l’avenir, qui se placent en position de créateurs dans le domaine des arts, de la science, de l’économie. A ceux qui développent les nouvelles technologies et qui, une nouvelle fois, repoussent des frontières. A ceux qui fondent des familles, engendrant les générations de demain.

Tel est le message laissé par Louis XVI dans ses ultimes paroles : que mon sang versé « ne retombe jamais sur la France ». Ainsi tous ensemble, sans rancœur mais fidèles à nos traditions, nous bâtirons, pour nos enfants, l’Avenir.


Signé : Louis, duc d'Anjou

Texte transmis par le Secrétariat d gr le duc d'Anjou


Citations de Monseigneur le Prince Louis, duc d’Anjou Chef de la Maison de Bourbon Successeur légitime des Rois de France

Avenir (l’)

L’avenir est entre les mains des jeunes. L’avenir commence à s’écrire (…) L’avenir ce sera ce que nous en ferons. (…) J’adresse à toutes les bonnes volontés un appel. Relevez les défis ! Prenez part à la vie sociale et économique. Prouvez par l’exemple que vos idées sont les meilleures ! (…) L’avenir est à ceux qui le prennent en main. A ceux qui n’ont pas peur, comme nous l’a rappelé à plusieurs reprises, en France, Sa Sainteté, le Pape Jean-Paul II, et spécialement aux jeunes lors des J.M.J. d’août 1997.
(Paris, 23 janvier 2000, devant les membres et amis de l’IMB)

Je l’ai dit et je le répète n’ayez pas de regrets d’une société passée qui ne reviendra jamais dans les mêmes formes quoi que l’on fasse parce que le monde a évolué. Le régime monarchique a un sens pour l’avenir parce qu’il est celui de la tradition française. Je vous demande de prendre votre place dans la société. Suscitez des initiatives dans le domaine culturel, social, sportif, c’est ainsi que vous serez reconnus et que l’avenir pourra être celui que vous espérez tous.
(Paris, 23 janvier 2000, lors de la réunion des Président d’Associations légitimistes)

Permanence et maintien des traditions pour préparer l’avenir et lui donner des bases solides. Voilà des valeurs qui nous réunissent. Tel est en effet le sens que je donne aux actions que je mène comme héritier d’une Maison souveraine, comme chef de la Maison de Bourbon. ( Dinard, 27 mai 2000)

La leçon de la monarchie française n’a pas à se lire au passé mais doit être un encouragement à œuvrer, concrètement, pour l’avenir.( Dinard, 27 mai 2000)

Culture

La défense et la promotion de notre patrimoine est bien le meilleur remède que l’on connaisse contre certaines dérives qui pourraient nous amener progressivement vers une mono culture. Or, la diversité est indéniablement la première des richesses (Amboise, 15 septembre 2000)

Droit / devoir / héritage

Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes qui, avec moi, auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assumer l’héritage de la tradition (Paris, discours lors d’un dîner avec Jean Foyer, 24 septembre 1999).

Ma naissance me désigne comme l’aîné des Bourbons. Chef de la maison de Bourbon, c’est-à-dire aîné de tous les descendants du roi de France Henry IV, je me dois aujourd’hui d’assumer notamment l’héritage de la famille de France, et de maintenir son héritage moral sur ses nombreuses branches réparties à travers le monde. (Amboise, 15 septembre 2000)

En tant qu’aîné des Capétiens, descendant des rois de France depuis Henry IV, fils de Saint-Louis et de Louis XIV, il est de mon devoir d’assumer l’héritage historique et culturel de la famille de France. (15 septembre 2000)

La monarchie est toujours un recours. Comme le disait un de mes aïeuls, lui même, chef de la Maison de Bourbon, au début du 20ème siècle, le Prince Charles, la France peut oublier les Bourbons, les Bourbons n’abandonnent pas la France. Nous demeurons aujourd’hui comme hier, prêts à assumer tous nos devoirs vis à vis du pays. (Paris, devant les membres et amis de l’IMB, janvier 2002)


Europe

L’Europe à mesure qu’elle croît et qu’elle dissout les souverainetés aura besoin de retrouver d’autres points de repères. Ils commencent à poindre, tant du point de vue civil, que du point de vue religieux. Il appartient, à vous tous, en particulier par vos engagements et les responsabilités que vous assumez ou que vous assumerez, de faire que les dynasties et notamment la dynastie française qui est une des rares en Europe à être totalement nationale, jouent un rôle prépondérant. (Paris, devant les membres et amis de l’IMB, janvier 2002)


Langue française

Le Français et la culture française représentent une richesse que, bien souvent depuis l’hexagone, nous ne soupçonnons pas. (Amboise, 15 septembre 2000)


Monarchie (en général)

L’Europe nous montre que des monarchies peuvent être restaurées et que c’est un modèle de gouvernement parmi les plus performants. (Paris, 23 janvier 2000)


Monarchie française

La monarchie est toujours un recours. Comme le disait un de mes aïeuls, lui même, chef de la Maison de Bourbon, au début du 20ème siècle, le Prince Charles, la France peut oublier les Bourbons, les Bourbons n’abandonnent pas la France. Nous demeurons aujourd’hui comme hier, prêts à assumer tous nos devoirs vis à vis du pays. (Paris, devant les membres et amis de l’IMB, janvier 2002)


Patrimoine

Tout vrai patrimoine est un heureux mélange d’histoire et d’art. Je ne vous cacherais pas ma fierté d’être l’héritier de rois qui ont su très tôt dans l’Histoire de la France promouvoir cette alchimie. Il ne peut, en effet, y avoir de construction d’un patrimoine national que si la puissance politique, la puissance financière, allient le goût et la volonté de donner au pays et à sa population les monuments, les œuvres d’exception, les symboles qui renforceront et affineront leur identité.

Je suis intimement convaincu que les trésors culturels de notre Histoire nous invitent à réfléchir et à reconsidérer les multiples possibilités que nous possédons pour faire le Bien et le Beau autour de nous(…) La défense et la promotion de notre patrimoine est bien le meilleur remède que l’on connaisse contre certaines dérives qui pourraient nous amener progressivement vers une mono culture. Or, la diversité est indéniablement la première des richesses.
(Amboise, 15 septembre 2000)

la promotion et la mise en valeur de notre patrimoine sont essentielles tant pour le plaisir visuel, l’émotion artistique de chacun, que pour l’activité économique d’une ville ou d’une région.
Il ne peut y avoir de construction d’un patrimoine national que si la puissance politique, la puissance financière allient le goût et la volonté de donner au pays et à sa population les lieux, les œuvres d’exception qui renforceront et affineront leur identité. Oui, c’est cela aussi le patrimoine : une identité.
(Loches, 16 septembre 2000)

Progrès social

Ne soyez pas des nostalgiques d’un passé qui quoi que l’on fasse ne reviendra jamais. Souvenez vous que les Rois, en France, ont toujours été les artisans du progrès et de l’innovation. Sans doute ont-ils parfois bousculé les habitudes et les conservatismes de leur temps. Tel était leur devoir pour faire progresser la société et apporté plus de bonheur à leur sujet.
(Dinard, 27 mai 2000)

Rois de France

Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le Roi, souverain béni par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes « est empereur en son royaume ». Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l’étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale, et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi.
(Paris, discours lors d’un dîner avec Jean Foyer, 24 septembre 1999).


Souverain / souveraineté

Le sujet abordé ce soir –souverain et souveraineté- fait partie des grandes questions de société desquelles il n’est guère possible de faire abstraction. Il est au cœur de la fonction de gouverner et du devoir d’état. Le destin des capétiens et des Bourbons s’y trouve tout entier résumé.
(Paris, discours lors d’un dîner avec Jean Foyer, 24 septembre 1999).

Le Souverain, qu’il soit Roi ou Peuple, est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien le fonction sociale la plus haute et aucun Etat ne peut se passer d’un souverain. Le choix que l’on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l’Etat. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le Roi, souverain béni par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes « est empereur en son royaume ». Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l’étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale, et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi.
(Paris, discours lors d’un dîner avec Jean Foyer, 24 septembre 1999).

Le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et (…) ils demeurent l’expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l’Etat.
(Paris, discours lors d’un dîner avec Jean Foyer, 24 septembre 1999)

L’Europe à mesure qu’elle croît et qu’elle dissout les souverainetés aura besoin de retrouver d’autres points de repères. Ils commencent à poindre, tant du point de vue civil, que du point de vue religieux. Il appartient, à vous tous, en particulier par vos engagements et les responsabilités que vous assumez ou que vous assumerez, de faire que les dynasties et notamment la dynastie française qui est une des rares en Europe à être totalement nationale, jouent un rôle prépondérant.
(Paris, devant les membres et amis de l’IMB, janvier 2002)

Maisons et Titre de duc d’Anjou

Synthèse

Première  Maison d'Anjou

Maison féodale des Plantagenêts     

 

Aux premiers siècles de la monarchie capétienne,  le comté d’Anjou, fondé par Foulque Nerra, fut un des puissantes principautés territoriales face à laquelle le Roi de France avait du mal à assurer  suzeraineté et souveraineté. L’état angevin sous Foulque V le Jeune (1109-1129) et Geoffroy le Bel (1129-1151) était « le mieux centralisé et le plus puissant » de la France capétienne[1]. Pour renforcer son pouvoir Geoffroy épousa (1127) l’héritière de la dynastie anglo-normande  Dans la deuxième moitié du XIIe siècle, à la suite de son mariage avec Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt, comte d’Anjou, se trouve à la tête d’un empire allant de l’Ecosse aux Pyrénées.

 

      Le roi  Philippe Auguste (1165-1180-1223), très habile, parvient à réduire cet empire et à obliger Jean sans Terre à se retirer en Angleterre en confisquant le Maine, l’Anjou et le Poitou. Le comté rentra dans la mouvance des terres royales.

      Pourtant, deux siècles plus tard, les descendants des Plantagenêts, se considérant comme roi de France et d’Angleterre, déclenchèrent la Guerre de Cent Ans.

 

Deuxième Maison d'Anjou

               Maison capétienne des rois de Hongrie               

Le roi Louis IX, Saint Louis, donne en apanage l’Anjou à son jeune frère Charles, le 27 mai 1246.

  Charles Ier d’Anjou devient comte de Provence, roi de Sicile, de Naples, de Jérusalem et d’Albanie. Ses descendants seront rois de Pologne et de Hongrie. En souvenir de cette Maison capétienne le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,  a effectué un voyage officiel en Hongrie en mai 2004.

 En 1290 le comté d’Anjou, par le mariage de la petite fille de Charles Ier avec Charles de Valois, retourne à la couronne.

                 

 Troisième Maison d'Anjou

 Le Bon Roi René

En 1356, Louis Ier  reçoit en apanage de son père, le roi Jean le Bon, le comté d’Anjou.

C’est l’origine de la troisième dynastie des comtes et des ducs d’Anjou

En 1380 la reine Jeanne Ière de Naples le fait son héritier. Cet héritage sera transmis à son fils, Louis II (1377-1417) dont est issu René.

René d’Anjou, dit le Bon roi René (né le 15 janvier 1409 à Angers, mort le 10 juillet 1480 à Aix en Provence) est le fils cadet de Louis II d’Anjou et de Yolande d’Aragon (beau-frère du roi Charles VII). René devint Duc de Bar en 1423 par héritage d’un oncle maternel, et à ce titre il devient suzerain des seigneurs de Domremy. Il devient duc de Lorraine  et de Bar en 1431 à la mort de son beau-père Charles II (1364-1431) dont il avait épousé la fille et héritière Isabelle, alors âgée de 10 ans en 1420, héritage contesté par le neveu de Charles II, Antoine de Vaudémont[2].

Le titre de Duc d’Anjou est alors porté par son frère aîné Louis III et ce n’est qu’à sa mort en 1434 qu’il en héritera comme de ses autres titres, comte de Provence, roi de Naples et de Sicile…

Le « Bon roi René » n’ayant pas d’héritier mâle[3], le duché d’Anjou, selon la règle des apanages, retourne à la Couronne de France lors de son décès

 

 Quatrième Maison d'Ajou

et la titulature de duc d’Anjou

 La Branche aînée des Bourbons

 Les successeurs légitimes des rois de France

Louis XIV avait titré son second petit-fils, Philippe, duc d’Anjou.

Il eut la gloire d’inaugurer la dynastie des Bourbons en Espagne sous le nom de Philippe V. Les Bourbons, avec S.M. Juan Carlos, règnent toujours en Espagne.

A la mort du Comte de Chambord, en 1883, dernier de la branche aînée issue de Louis XV, la branche issue de Philippe V, en application des lois fondamentales du royaume, notamment de la règle de primogéniture masculine, recueille l’aînesse de la Maison de France. Les héritiers de Philippe V devinrent de droit les successeurs des Rois de France. Jean de Bourbon (Jean III pour les monarchistes), à ce titre présida les obsèques du Comte de Chambord. Son fils, en souvenir de l’aïeul commun avec Louis XIV, releva le titre de Duc d’Anjou qui depuis est toujours porté par l’aîné de la branche aînée, actuellement le Prince Louis de Bourbon[4] qui a succédé à son père le Prince Alphonse de Bourbon en 1989.

 

Le titre de Duc d’Anjou chez les Bourbons

Depuis le retour du titre au domaine de la Couronne à la mort du roi René « le titre de duc d’Anjou  a été donné à des fils ou des petits-fils de roi à leur naissance (…). Sous les rois Bourbons (…) l’usage est à l’ordinaire le suivant :

-          lorsque le roi a plusieurs fils, l’ordre à la première génération est Dauphin, duc d’Orléans, duc d’Anjou,

-          lorsque le titre de duc d’Orléans est déjà porté par un prince de la génération précédente, le titre de duc d’Anjou est donné au deuxième fils du roi,

-          lorsque le roi n’a qu’un fils et plusieurs petits-fils le titre de duc d’Anjou est donné au deuxième de ceux-ci »[5].



 [1] Cf. Ernest Lavisse, Histoire de France, tome deuxième, volume II, par Achille Luchaire, Paris, Hachette, 1902.

[2] Après son échec à la bataille de Bugnéville, et sa captivité à Dijon, il marie sa fille Yolande à avec Ferry VI de Vaudémont (neveu de Charles II) qui deviendra ainsi duc de Lorraine ce qui mettra fin à ce conflit.

[3] Il n’aura pas de descendant de son second mariage en 1454  avec Jeanne de Laval  (1433-1498)

[4] Le titre fut porté par Alphonse de 1975 à 1989, par son père le prince Jacques de 1946 à 1975 et avant la guerre notamment par les Princes Jacques, mort en 1931 et Alphonse-Charles, décédé en 1936, prince à qui le juriste lillois Th. Deryssel avait dédié son étude Mémoire sur les droits de la Maison d’Anjou à la couronne de France, 1ére édition en 1885, 3éme édition, en 1983.

[5] Cf. Jean Foyer, Ancien Garde des Sceaux, Titre et armes du prince Louis de Bourbon aîné des Capétiens, Paris, 1990.

                                                                                                                                                                                     Septembre 2006